Sauvegarder l'environnement et le patrimoine de la ville

Les Falaises

A partir de Biarritz, et, à la différence de la de partie landaise qui se compose de côtes dunaires, le littoral est constitué de matériaux à prédominance rocheuse, surmontée d’une couche sédimentaire. Ces caractéristiques particulières sont à l’origine du décor somptueux que nous offre la côte Basque, ceci jusqu’en Galice.

Le littoral biarrot nous propose rochers, anses, falaises abruptes, grottes …

Malheureusement, l’érosion côtière vient ternir ce spectacle grandiose.
Depuis le milieu du XIX siècle, les autorités locales successives ont du prendre des mesures
face à cette menace constante.
Le confortement du littoral est une des préoccupations principales des pouvoirs publics
 

Historique

L'érosion

Le confortement

En savoir plus :
http://littoral.aquitaine.fr/  

► Historique

L’histoire de ce paysage romantique remonte à des temps éloignés où la mer recouvrait de vastes régions et ce qui est 
maintenant le Pays Basque. D’infimes dépôts sédimentaires se déposaient alors sur les fonds et il fallait plusieurs milliers d’années pour constituer une couche de quelques millimètres de marnes à grains fins. La mer, aidée par les mouvements terrestres, a peu à peu bâti ses falaises. Sans rentrer dans les particularités géologiques très riches à Biarritz, on distingue deux grands types de falaises, les unes marneuses, les autres rocheuses en calcaire gréseux. Le retrait de l’Océan durant le Crétacé, a facilité la consolidation des couches sédimentaires tout en exposant la côte à un nouveau phénomène : l’érosion. 


Vue de l'anse du port Vieux  18eme Siècle

► L'Erosion  

Biarritz, sur la totalité de son territoire, connaît un net recul de ses côtes que l’on peut estimer depuis le début du siècle, à environ 70 cm par an.
Bien qu’il soit impossible de dire ce qui s’est passé à l’emplacement de Biarritz pendant la plus grande partie des temps géologiques, le relief actuel s’est dessiné au fil de nombreux mouvements tectoniques, de diverses émersions et “régressions” de la mer, de “l’ouverture” de l’Océan atlantique, du déplacement de la plaque ibérique et encore de la naissance des Pyrénées Alors que la mer agit ouvertement en creusant à l’aide de galets grottes et cavités, les eaux pluviales Oeuvrent sournoisement en sapant les crêtes des falaises. Les éboulis ainsi provoqués constituent ces petits rochers entre lesquels les baigneurs aiment à taquiner les goujons, en été. La configuration de la baie de la Grande Plage, s’étalant sur 300 m d’ouverture, est le vestige le plus visible de cette érosion qui affecta les roches gréseuses et marneuses et provoqua le percement de grottes. 

Confortement des Falaises : la Côte des Basques

 Dans le passé, la falaise de la Côte des Basques accusait un fort recul provoqué par des glissements de terrain liés à l’écoulement de la nappe phréatique et des eaux pluviales, aux développements de failles du terrain marneux, à l’érosion marine en pied de falaise. Depuis longtemps, la Ville engage des efforts considérables pour sauvegarder la Côte des Basques et le quartier Beaurivage.

 
Confortement de la côte, années 30

Depuis 1983, par exemple, 630 mètres ont été protégés sur une longueur totale de 1 200 mètres de côte.
Dans l’avenir, l’objectif est de poursuivre les travaux jusqu’à Marbella. Le principe des travaux des falaises de la côte des Basques s’inscrit dans une démarche de renforcement lourd pour lequel sont utilisés des procédés techniques spéciaux (paroi moulée, paroi au couli, jet-goutting, tirant d’ancrage, béton projeté, etc…) Une première tranche de confortement d’une longueur de 400 mètres, a nécessité 170 000 m3 de remblais, 40 000 tonnes d’enrochements, 7400 m3 de béton, 150 tonnes d’acier, 22 500 m3 de végétalisation. Pour protéger le site, plusieurs techniques ont été conjuguées: renforcement des pieds de falaise avec établissement de digues constituées d’enrochements, drainage des écoulements d’eau issus de la nappe phréatique située entre les alluvions du sommet et les marnes, stabilisation du flanc de falaise par talutage ou réalisation de parois en béton, plantation de végétaux, réalisation d’espaces de promenade sur les plans.