Goélands : la nécessaire cohabitation

Environnement

Reconnaissable à son bec jaune orangé vif, à son cercle orbitaire rouge et à ses pattes jaunes, mais aussi à son cri railleur, le goéland leucophée se fait de plus en plus remarquer sur notre littoral.

Installée sur la Roche ronde en 2002, sa population a augmenté jusqu’à se stabiliser aujourd’hui autour d’une cinquantaine de couples. Si certains promeneurs ont le sentiment d’en voir un nombre toujours plus important, c’est que le comportement naturel de ces oiseaux sauvages opportunistes a été perturbé. 

Dans leur milieu naturel, ils régulent les bancs de poissons et se nourrissent des organismes marins échoués sur les plages, ce qui les rend très utiles. Mais, à force de voir l’homme les nourrir, leurs habitudes alimentaires s’en trouvent modifiées, mettant en péril leur santé et compliquant notre cohabitation. En outre, les espaces naturels favorables pour leur nidification, protégés des vagues, des vents et des prédateurs, étant rares, les goélands préfèrent se tourner vers des toits plats et peu entretenus. Une fois installés, les parents s’avèrent très protecteurs des petits et particulièrement agressifs à l’approche des humains. 

Une espèce protégée 

Rappelons que le goéland leucophée est une espèce protégée. À ce titre, il est donc formellement interdit de lui porter atteinte (individus, nids et œufs). Par ailleurs, à l'échelle nationale, « les populations de goélands vont à la décroissance », selon le dernier rapport du recensement national des oiseaux marins (période 2010- 2020). Selon une enquête du Centre de la Mer de Biarritz, seuls 13 % des habitants de la cité impériale estiment que la présence de l’oiseau est « incommodante ». 

La cohabitation avec cet oiseau sauvage passe donc par le partage de l’espace et le respect de quelques règles simples. Il ne faut pas nourrir les goélands lors de nos balades ou nos repas en terrasse, mais aussi ne pas laisser de nourriture au grand air (par exemple les gamelles à destination des chats). Il convient de les empêcher d’accéder aux déchets en équipant de couvercles les corbeilles de propreté. La Ville de Biarritz y travaille. Il est aussi recommandé de rendre les toits inhospitaliers pour prévenir l’installation de couples nicheurs. Un conseil : nettoyer son toit dès la fin de l’hiver afin d'enlever tous les matériaux utiles à la construction des nids.

Dernière mise à jour le 20 novembre 2025